Übersetzung als Kulturtransfer. Der französische Schriftsteller François Vallejo in der deutschen Literaturwelt

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URI: http://hdl.handle.net/10900/126566
http://nbn-resolving.de/urn:nbn:de:bsz:21-dspace-1265669
http://dx.doi.org/10.15496/publikation-67929
Dokumentart: Masterarbeit
Date: 2015-10-30
Language: German
Faculty: 5 Philosophische Fakultät
Department: Philosophische Fakultät
DDC Classifikation: 400 - Language and Linguistics
440 - Romance languages; French
830 - Literatures of Germanic languages
840 - Literatures of Romance languages
License: Publishing license excluding print on demand
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Inhaltszusammenfassung:

Ce mémoire a pour sujet la traductologie, la traduction et le transfert culturel. Il se compose d’une partie théorique et d’une partie pratique. La partie théorique présente une confrontation de deux différentes positions traductologiques constituant un débat scientifique qui se perpétue depuis l’époque romantique : la position des ciblistes et celle des sourciers. Le linguiste américain Eugene Nida et le germaniste français Jean-René Ladmiral défendent la première position ; Antoine Berman soutient la deuxième, tout en recourant aux explications de trois romantiques allemands, Novalis et les frères Schlegel, ainsi que de Luther, Voß, Goethe, Schleiermacher, Guillaume de Humboldt et Hölderlin. La présentation de chacune de ces positions de traduction est suivie d’un examen critique. La partie pratique commence par une introduction au roman Fleur et Sang (2014) de l’auteur français François Vallejo qui servira plus tard à illustrer l’approche de l’auteur de ce mémoire en tant que traductrice. On se tourne ensuite vers le transfert culturel et se pose la question de savoir si ce roman est digne d’être traduit ou non. Puis suit la traduction en allemand de deux chapitres qui applique les connaissances obtenues dans la partie théorique et qui puise dans les deux positions adverses. Ainsi, la traduction produite devient l’objet d’une analyse scientifique. En outre, l’école française de la stylistique comparée a servi à faire une étude approfondie des extraits traduits. D’un côté, Eugene Nida prône l’équivalence dynamique, c’est-à-dire une traduction suscitant les mêmes réactions et les mêmes émotions de la part des lecteurs de l’oeuvre originale que de la part des lecteurs de la traduction. D’après lui, il ne faut surtout pas voir qu’il s’agit d’une traduction ; le texte traduit doit paraître naturel. Cette attitude est comparable à celle de Jean-René Ladmiral qui recommande un texte cible ayant le même sens et produisant le même effet stylistique, rhétorique, littéraire et poétique que son texte source. La traduction s’accompagne d’une perte irréparable de la langue source ; elle ne constitue donc pas une interaction entre les langues. D’un autre côté, Antoine Berman dépeint l’influence réciproque des histoires de la littérature, de la langue et de la traduction. Notamment l’histoire du haut allemand et de la littérature à partir du XVIIe siècle est impensable sans considérer l’influence de traductions qui font date. La quintessence de l’oeuvre de Berman est son affirmation que la traduction est beaucoup plus que la communication d’une histoire, mais qu’elle est fondamentale pour la culture d’une civilisation. Berman invite le traducteur à faire sentir l’étranger et exige la fidélité à la lettre, c’est-à-dire la fidélité à la syntaxe, au rythme, à la sonorité de l'autre langue. Le roman Fleur et Sang est particulièrement intéressant à traduire, voici pourquoi. Il réunit deux histoires, l’une se déroulant à l’époque du Roi Soleil, l’autre à l’époque moderne. Ces histoires sont à la fois liées et dissociées. Elles sont reliées par des unités qui se font écho, à savoir les grands thèmes du roman : le pouvoir, la manipulation et l’idée que ce ne sont pas toujours les individus puissants qui gardent les choses en main. Ces analogies font plaisir au lecteur, et il est donc important que le traducteur porte attention à la reprise de termes identiques. Les histoires sont dissociées en ce qui concerne le style : les événements au XVIIe siècle sont dépeints dans un style élégant, l’auteur a recours à de nombreux termes littéraires et vieillis, les phrases sont plutôt longues. Par contre pour raconter les événements contemporains, l’auteur emprunte des éléments familiers, voire populaires ; les phrases ont tendance à être courtes. Il ne faut pas que le traducteur néglige ces différences de style. À cet égard, Fleur et Sang est capable de faire front à l’attitude des ciblistes qui considèrent le style comme bien dérisoire. En outre du style, l’emploi du temps et les realia ont également été conservés. Le transfert culturel, une variante du cultural turn et se tournant vers une différente conception de culture, considère que le médiateur peut transformer le médium à transférer pour que le transfert réussisse : il faut convaincre le contexte cible. C’est la raison pour laquelle la traductrice ne s’est pas appuyée uniquement sur la position sourcière. L’attitude cibliste mérite également attention. Ainsi, la traductrice a procédé assez librement, entre autre, avec la syntaxe et la concordance des temps ; de plus, elle a souvent sélectionné des termes allemands plus folkloriques lorsqu’il y avait le choix. En fin de compte, pour garantir le transfert culturel, la traductrice s’est souvent décidée en faveur des ciblistes, tout en conservant quelques éléments étrangers afin d’enrichir la langue cible et d’élargir l’horizon du lecteur.

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